
L'essentiel
Il n'existe pas un dictionnaire amazigh unique, mais des ressources qui décrivent des variétés différentes. Pour l'amazigh standard marocain, le DGLAi de l'IRCAM fait référence sur le web et sur mobile ; pour le kabyle, DiKab et Asegzawal proposent des fiches détaillées ; Anamek et Msmun Awal misent sur l'accessibilité, en tifinagh et en latin. Le dictionnaire amazigh d'Amazigho réunit l'amazigh du Maroc et le kabyle dans un même outil gratuit. Le bon choix dépend de la variété visée, de la langue de travail et du niveau de validation attendu.
En bref
- Avant de choisir un dictionnaire, il faut savoir quelle variété on cherche : l'amazigh standard, le kabyle, le tachelhit, le tarifit ou le tamazight du Maroc central.
- Pour l'amazigh standard marocain, la référence institutionnelle est le DGLAi de l'IRCAM, trilingue amazighe-français-arabe, sur le web et sur mobile.12
- Pour le kabyle, DiKab et Asegzawal proposent des entrées détaillées, mais ils ne disent pas tout de leurs sources.65
- Anamek et Msmun Awal privilégient l'accessibilité : tifinagh et latin, contributions des utilisateurs, application hors ligne.43
- Les volumes annoncés (entrées, mots, lemmes) ne se comptent pas de la même façon : ils ne permettent pas de classer les dictionnaires.
- Amazigho réunit l'amazigh du Maroc et le kabyle dans un même outil gratuit, consultable en français et en arabe : le dictionnaire amazigh d'Amazigho, présenté en fin d'article.
TransparenceAmazigho édite son propre dictionnaire, le dictionnaire amazigh d'Amazigho, présenté dans une partie distincte à la fin de cet article. Les ressources des autres éditeurs présentées ici n'ont pas été testées en conditions réelles par la rédaction : elles sont décrites d'après les informations publiées par leurs éditeurs (sites et fiches des boutiques d'applications), consultées le 27 octobre 2026.
Définir son besoin
Il faut distinguer deux situations. Une personne qui veut comprendre un mot entendu en famille a besoin d'un dictionnaire de la variété parlée chez elle : un mot kabyle ne se cherche pas utilement dans un lexique du Souss. Une personne qui prépare un cours, un document administratif ou une publication a besoin d'une forme normalisée, avec sa graphie en tifinagh.
La variété compte davantage que la taille de l'ouvrage. Le linguiste B. Hamek le rappelle : un même sens, comme « fermer », reçoit de nombreuses formes selon les parlers.8 En pratique, cela signifie qu'un dictionnaire très fourni mais consacré à un autre parler sera moins utile qu'un lexique modeste qui décrit le bon.
Deux autres questions précisent le besoin : dans quelle langue on cherche (français, arabe, anglais) et dans quelle écriture on lit le plus facilement (tifinagh ou caractères latins).
Cinq mots pour s'y retrouver
- Amawal (ⴰⵎⴰⵡⴰⵍ) : le mot amazigh pour « dictionnaire » ou « lexique ». On le retrouve dans le nom de plusieurs ressources.
- Variété : la forme de la langue parlée dans une région, comme le tachelhit dans le Souss, le tarifit dans le Rif, le tamazight dans le Moyen Atlas ou le kabyle en Kabylie.
- Amazigh standard : la norme enseignée à l'école au Maroc, construite par l'IRCAM à partir des variétés marocaines.
- Tifinagh : l'alphabet amazigh. C'est une écriture, pas une langue : un même mot peut s'écrire en tifinagh ou en caractères latins.
- État d'annexion : la forme que prend un nom après certaines prépositions ou lorsqu'il suit le verbe. Un bon dictionnaire l'indique, comme le pluriel.
Comment fonctionne un dictionnaire amazigh numérique
Une fiche de dictionnaire amazigh s'organise autour d'un mot-vedette, écrit en tifinagh, en caractères latins, ou dans les deux graphies. Les ressources les plus complètes y ajoutent la catégorie grammaticale, le pluriel, l'état d'annexion (la forme que prend le nom dans certaines constructions), des exemples et parfois la prononciation.
Les dictionnaires imprimés de référence, comme celui de J.-M. Dallet pour le kabyle, classent souvent les mots par racine consonantique.9 Le numérique lève en grande partie cette difficulté : la recherche se fait directement sur le mot, voire sur une partie du mot. Le DGLAi propose ainsi trois modes (« commence par », « exact », « contient »), et Msmun Awal retrouve le singulier lorsqu'on saisit un pluriel.13
Il faut enfin distinguer deux modèles éditoriaux. Un dictionnaire institutionnel ou d'auteur est établi par une équipe identifiée et publié dans une version arrêtée. Un dictionnaire collaboratif s'enrichit des propositions de ses utilisateurs : il évolue plus vite, mais la qualité dépend du processus de relecture, qui n'est pas toujours décrit.
Critères d'évaluation
Pour évaluer un dictionnaire, plusieurs critères comptent. Voici ceux qu'il convient de vérifier avant de s'y fier.
| Critère | Question à se poser |
|---|---|
| Variété couverte | La variété est-elle nommée ? L'origine dialectale de chaque mot est-elle indiquée ? |
| Langues | Vers le français, l'arabe, l'anglais ? Peut-on chercher dans les deux sens ? |
| Graphie | Tifinagh, latin, ou les deux ? La convention de transcription est-elle expliquée ? |
| Contenu des fiches | Catégorie grammaticale, pluriel, état d'annexion, exemples, prononciation ? |
| Traçabilité | L'éditeur, les sources et la date de mise à jour sont-ils indiqués ? |
| Validation | Qui vérifie les entrées ? Les contributions des utilisateurs sont-elles relues ? |
Les ressources examinées
Les ressources ci-dessous sont présentées par ordre de type, pas par ordre de préférence. Les chiffres cités sont ceux qu'affichent les éditeurs à la date de consultation.
DGLAi, le dictionnaire de l'IRCAM (web et mobile)
Le Dictionnaire général de la langue amazighe informatisé (DGLAi) est publié par l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM). C'est la version électronique du dictionnaire paru sur papier en 2017. Il est trilingue amazighe-français-arabe et décrit l'amazigh standard marocain, avec les mots-vedettes en tifinagh. Le site affiche plus de 18 406 entrées amazighes et 22 099 équivalents français.1
La consultation offre deux niveaux, une recherche simple et une recherche assistée, ainsi que les trois modes de recherche déjà cités. L'application Dictionnaire DGLAI reprend ces fonctions sur Android ; l'IRCAM signale aussi une version pour iPhone et une extension pour le navigateur Chrome.12 La fiche Android indiquait une mise à jour au 11 septembre 2026.
Cette solution présente néanmoins certaines limites. Les mots-vedettes en tifinagh déroutent les personnes qui ne lisent pas encore cet alphabet, et plusieurs avis publiés sur la boutique d'applications regrettent que l'origine dialectale des mots ne soit pas indiquée.2 Pour écrire en amazigh standard, c'est néanmoins le point de départ le plus solide.
Msmun Awal (application mobile)
Msmun Awal (ⵎⵙⵎⵓⵏ ⴰⵡⴰⵍ) est une application gratuite publiée sous le nom de développeur « elmoussafir fatima zahra ». La version Dictionnaire Fr-Ar traduit du français et de l'arabe vers l'amazigh, et de l'amazigh vers ces deux langues. Selon sa fiche, la base est l'amazigh standard, complétée par des mots de différents parlers (Souss, Rif, Kabylie, Chaouis) renvoyés à leur équivalent standard.3
Chaque mot est donné en tifinagh et en caractères latins, avec sa catégorie grammaticale, son pluriel, son état d'annexion et des exemples traduits. L'application fonctionne hors ligne après le premier téléchargement et propose aussi une translittération tifinagh-latin, une reconnaissance de texte sur image (OCR) et des leçons sur l'alphabet. Elle contient des annonces. La fiche était mise à jour au 22 octobre 2026.3
La fiche ne précise ni les sources du lexique ni la manière dont les entrées sont vérifiées. Les propositions de mots et de corrections passent par un formulaire de contact. L'outil est pratique pour un usage quotidien sur téléphone ; pour une forme destinée à être publiée, une vérification dans le DGLAi reste prudente.
Anamek (dictionnaire collaboratif)
Anamek se présente comme un dictionnaire collaboratif de la langue amazighe, ouvert et participatif : les utilisateurs peuvent proposer des mots, améliorer des définitions et partager des proverbes. Il traduit vers le français et affiche les mots en tifinagh ou en latin, au choix, avec la prononciation et des exemples. La page d'accueil annonce 26 183 mots et 299 proverbes.4
Le site met en avant un mot du jour, les mots récemment ajoutés et un quiz. Les variétés couvertes ne sont pas précisées sur la page d'accueil, et la présentation du projet ne décrit pas le processus de validation des contributions.4 Avant de réutiliser un mot, il convient donc de vérifier sa variété et de le comparer à une seconde ressource.
Asegzawal (dictionnaire tamazight-français)
Asegzawal est édité par tutlayt.net et se déclare membre d'EURALEX, l'association européenne de lexicographie. Le site annonce plus de 60 000 entrées tamazight-français et existe aussi en catalan, en anglais et en finnois. Les fiches donnent la catégorie grammaticale, le domaine d'emploi, la flexion ou la conjugaison, un exemple et une transcription phonétique dans l'alphabet phonétique international.5
Les mots sont écrits en caractères latins avec diacritiques (ɣ, ḍ, ṛ, ε), sans tifinagh. Le site indique une mise en ligne le 1er septembre 2011 et une dernière mise à jour le 22 juin 2020, et propose un abonnement. La page d'accueil ne nomme pas explicitement la variété décrite.5 La richesse des fiches en fait une ressource utile pour qui maîtrise la transcription latine.
DiKab, dictionnaire kabyle (dictionnaire-kabyle.com)
DiKab est un dictionnaire consacré au kabyle (taqbaylit), qui traduit vers le français, l'anglais et l'arabe. Il annonce 10 463 lemmes et 150 985 formes fléchies. Les fiches donnent des synonymes, la prononciation, les formes fléchies et des exemples tirés d'un corpus de textes kabyles, consultable sur le même site.6
Le lien entre le dictionnaire et un corpus est un atout : les exemples montrent le mot en contexte. En revanche, le site ne cite pas de sources lexicographiques et ne dit pas si les entrées sont relues. Les mots sont en caractères latins.6
Lexilogos : un répertoire, pas un dictionnaire
La page berbère de Lexilogos ne propose pas de dictionnaire propre. Elle rassemble des liens vers des dictionnaires modernes en ligne (dont le DGLA, le dictionnaire tamazight du Maroc central de S. Chaker d'après les fichiers d'A. Roux, le dictionnaire mozabite de J. Delheure), des lexiques spécialisés (droit, informatique, médias, vocabulaire de la mer) et des numérisations d'ouvrages anciens, du XIXe siècle aux années 1930.7
C'est un bon point d'entrée pour trouver un ouvrage consacré à une variété peu couverte en ligne. Les dictionnaires anciens demandent toutefois de la prudence : ceux de la première époque, conçus pour l'administration et les voyageurs, ont souvent une transcription fautive et peuvent mêler des parlers éloignés.9
Comparaison des ressources
Le tableau suivant reprend les informations publiées par chaque éditeur. Les volumes ne sont pas comparables entre eux : une « entrée », un « mot » et un « lemme » ne recouvrent pas la même réalité, et DiKab compte à part les formes fléchies.
| Ressource | Variété décrite | Langues de traduction | Graphie | Volume annoncé | Modèle |
|---|---|---|---|---|---|
| DGLAi (IRCAM) | Amazigh standard marocain | Français, arabe | Tifinagh | 18 406+ entrées | Institutionnel ; web, Android, iOS |
| Msmun Awal | Standard, avec des mots de plusieurs parlers | Français, arabe | Tifinagh et latin | Non indiqué | Application, hors ligne, avec annonces |
| Anamek | Non précisée | Français | Tifinagh ou latin | 26 183 mots | Collaboratif, web |
| Asegzawal | Non précisée sur l'accueil | Français (éditions catalane, anglaise, finnoise) | Latin | 60 000+ entrées | Éditorial, web, abonnement |
| DiKab | Kabyle | Français, anglais, arabe | Latin | 10 463 lemmes | Web, adossé à un corpus |
| Lexilogos | Toutes (répertoire) | Selon l'ouvrage | Selon l'ouvrage | Sans objet | Répertoire de liens |
Avantages et limites
Ce que ces ressources apportent
L'offre numérique couvre aujourd'hui les principaux besoins : une référence institutionnelle pour l'amazigh standard, des dictionnaires consacrés au kabyle, des outils mobiles utilisables hors ligne et des projets collaboratifs qui intègrent rapidement des mots nouveaux. Le passage au numérique facilite aussi la recherche, qui ne demande plus d'identifier la racine d'un mot.
Leurs limites
- Une variété pas toujours nommée. Plusieurs ressources n'indiquent pas de quel parler vient chaque mot, ce qui complique sa réutilisation.
- Des sources rarement citées. En dehors du DGLAi, les éditeurs disent peu de choses sur l'origine de leurs entrées.
- Une validation peu documentée. Les projets collaboratifs ne décrivent pas leur processus de relecture.
- Des chiffres peu comparables. Le volume annoncé dépend de ce que l'on compte. Pour le DGLAi lui-même, la presse annonçait 13 674 entrées en 2022, contre plus de 18 406 sur le site aujourd'hui.111
- Des mises à jour inégales. Un site peut rester en ligne longtemps après sa dernière révision.
Dictionnaire ou traducteur automatique ?
Ces deux outils répondent à deux besoins différents. Le dictionnaire décrit un mot : son sens, sa forme, ses emplois. Le traducteur automatique propose une phrase équivalente, sans indiquer d'où elle vient ni dans quelle variété elle est rédigée. Google Traduction, par exemple, propose depuis 2024 deux entrées, « Tamazight » et « Tamazight (Tifinagh) », sans autre précision.10
Une traduction produite par un modèle doit donc être distinguée d'une traduction vérifiée par un spécialiste. Pour un document officiel ou pédagogique, le dictionnaire sert à contrôler chaque terme, et une relecture humaine reste nécessaire.
Recommandation selon votre besoin
| Votre besoin | Point de départ |
|---|---|
| Écrire en amazigh standard, avec le tifinagh | Le DGLAi de l'IRCAM, sur le web ou sur mobile |
| Chercher un mot depuis l'arabe ou le français, sur téléphone et sans connexion | Msmun Awal, puis vérification dans le DGLAi pour un texte à diffuser |
| Comprendre un mot kabyle et le voir en contexte | DiKab, complété par Asegzawal |
| Lire les mots en caractères latins, avec la prononciation | Anamek ou Asegzawal |
| Travailler sur le tachelhit, le tarifit, le tamazight central ou une variété peu couverte | Le répertoire de Lexilogos, pour trouver un ouvrage consacré à cette variété |
| Chercher dans l'amazigh du Maroc et le kabyle au même endroit, depuis le français ou l'arabe | Le dictionnaire amazigh d'Amazigho |
| Préparer un texte destiné à être publié | Deux dictionnaires, puis la relecture d'un locuteur compétent |
Bien chercher un mot amazigh
Une recherche qui ne donne rien ne signifie pas que le mot n'existe pas. Le résultat dépend notamment de la graphie saisie et de la forme du mot. Quelques réflexes évitent la plupart des échecs.
- Chercher le singulier. Les dictionnaires classent les noms au singulier et à l'état libre : argaz (« homme ») plutôt que son pluriel irgazen.
- Essayer plusieurs graphies latines. Le son « gh » s'écrit souvent ɣ, et le « ch » s'écrit c dans de nombreuses ressources ; les consonnes emphatiques portent un point (ḍ, ṭ, ẓ).
- Passer par le français ou l'arabe. Chercher la traduction plutôt que le mot amazigh permet souvent de retrouver la forme normalisée.
- Vérifier la variété. Si le mot trouvé ne correspond pas à ce que l'on entend chez soi, il appartient peut-être à une autre variété.
Ce qu'il faut vérifier
- La variété indiquée pour le mot, avant de le réutiliser.
- La graphie, en comparant si possible le tifinagh et le latin dans une seconde ressource.
- La date de dernière mise à jour de la ressource.
- La présence d'une source ou d'un validateur pour l'entrée consultée, surtout dans un dictionnaire collaboratif.
- Pour une application, les annonces et les données collectées, déclarées sur la fiche de la boutique.
Les données disponibles ne permettent pas de désigner un dictionnaire comme le meilleur dans l'absolu. Le plus adapté est celui qui décrit la variété recherchée et qui dit clairement d'où viennent ses entrées ; pour un texte important, la comparaison de deux ressources reste la règle.
Notre projet : Amazigho — Le dictionnaire amazigh
Cette partie présente le dictionnaire édité par Amazigho. Elle est distincte de l'analyse qui précède.
Le constat dressé dans cet article est à l'origine du projet. Les ressources existent, mais elles sont dispersées : l'une couvre l'amazigh standard, l'autre le kabyle ; l'une traduit vers l'arabe, l'autre vers le français ; l'une s'écrit en tifinagh, l'autre en latin. Le dictionnaire amazigh d'Amazigho part d'une idée simple : la richesse des mots amazighs, réunie dans un même espace.
Ce qu'il contient aujourd'hui
Au 27 octobre 2026, le dictionnaire d'Amazigho réunit 25 434 fiches dans deux dictionnaires. Les variétés ne sont pas fusionnées : chaque fiche appartient à un dictionnaire, et le nom de celui-ci est affiché sur la fiche.
| Dictionnaire | Contenu | Fiches |
|---|---|---|
| Amazigh du Maroc | Amazigh standard marocain, avec les formes du tachelhit, du tamazight central et du tarifit ; mot en tifinagh et en latin ; traductions en français et en arabe | +13 000 |
| Kabyle | Lexique kabyle-français en caractères latins, avec la prononciation pour la plupart des fiches et des exemples d'usage | +8 000 |
| Tamazgha | Chaoui, variétés touarègues, mozabite et autres variétés | En préparation |
Comment il fonctionne
- Une seule barre de recherche, trois langues. On peut chercher en amazigh, en caractères latins ou en tifinagh, en français ou en arabe.
- Une recherche tolérante. Les accents sont ignorés et « gh » est reconnu comme ɣ ; des suggestions s'affichent dès deux lettres.
- Un résultat ordonné. Le mot exact s'affiche d'abord, puis les mots qui commencent par la recherche, puis les traductions.
- Un parcours par lettre et un mot du jour, pour découvrir le vocabulaire sans chercher un mot précis.
- Un bouton « Signaler une erreur » sur chaque fiche, pour proposer une correction.
- Un accès gratuit, sans compte, depuis un ordinateur ou un téléphone.
Ce qu'il reste à construire
Le dictionnaire d'Amazigho applique les critères de cet article à son propre travail, y compris à ses limites. Il n'existe pas encore d'application mobile ni d'enregistrements audio. Les fiches kabyles ne sont pas encore écrites en tifinagh, et les sources de chaque fiche ne sont pas encore affichées publiquement. Le troisième dictionnaire, consacré aux autres variétés de Tamazgha, reste à ouvrir. Comme pour toute ressource citée ici, une forme destinée à être publiée gagne à être vérifiée dans une seconde ressource.
Ouvrir le dictionnaire amazigh d'Amazigho Proposer un mot ou une correction
Questions fréquentes
Quel est le meilleur dictionnaire amazigh ?
<p>Aucun ne s'impose pour toutes les variétés. Pour l'amazigh standard marocain, le DGLAi de l'IRCAM fait référence ; pour le kabyle, un dictionnaire consacré à cette variété, comme DiKab, sera plus adapté. Le meilleur choix est celui qui décrit la variété recherchée et indique ses sources.</p>
Existe-t-il un dictionnaire amazigh gratuit sur téléphone ?
<p>Oui. L'application Dictionnaire DGLAI de l'IRCAM est gratuite, tout comme Msmun Awal, qui fonctionne hors ligne après le premier téléchargement et contient des annonces.</p>
Quel dictionnaire choisir pour traduire de l'arabe vers l'amazigh ?
<p>Le DGLAi est trilingue amazighe-français-arabe. Msmun Awal permet aussi de chercher depuis l'arabe et affiche le résultat en tifinagh et en latin.</p>
Un dictionnaire kabyle sert-il pour le tachelhit ?
<p>Seulement en partie. Les variétés partagent du vocabulaire, mais un mot kabyle n'est pas nécessairement employé sous la même forme dans le Souss. Il vaut mieux vérifier la variété indiquée pour chaque mot.</p>
Qu'est-ce que le Grand Dictionnaire amazigh d'Amazigho ?
<p>C'est le dictionnaire en ligne édité par Amazigho. Il réunit plus de 30 000 entrée (octobre 2026) dans deux dictionnaires, l'amazigh du Maroc et le kabyle, consultables gratuitement et sans compte, en amazigh, en français ou en arabe.</p>
Comment dit-on « dictionnaire » en amazigh ?
<p>On dit <em>amawal</em>, écrit ⴰⵎⴰⵡⴰⵍ en tifinagh. Le mot désigne aussi un lexique.</p>
Peut-on se fier à un dictionnaire collaboratif ?
<p>Il peut être utile, notamment pour les mots nouveaux, mais sa fiabilité dépend de la relecture des contributions, rarement décrite. Pour un texte à diffuser, il convient de comparer le mot avec une seconde ressource.</p>
Sources
- Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), Dictionnaire général de la langue amazighe informatisé (DGLAi), site de consultation. — tal.ircam.ma
- IRCAM, « Dictionnaire DGLAI », fiche de l'application sur Google Play (mise à jour du 11 septembre 2026). — play.google.com
- elmoussafir fatima zahra, « Msmun Awal Dictionnaire Fr-Ar », fiche de l'application sur Google Play (mise à jour du 22 octobre 2026). — play.google.com
- Anamek Dictionary, page d'accueil et page « À propos » (https://anamek.org/about). — anamek.org
- tutlayt.net, Asegzawal, dictionnaire tamazight-français en ligne, 2011-2020. — asegzawal.com
- DiKab, dictionnaire kabyle multilingue en ligne. — dictionnaire-kabyle.com
- Lexilogos, « Dictionnaire berbère » (répertoire de dictionnaires, avec liens vers les numérisations). — lexilogos.com
- B. Hamek, « Choix et enseignement du lexique amazigh », Insaniyat, vol. 13, n° 46, 2009, p. 13-31 (CRASC, Oran). — insaniyat.crasc.dz
- Abdellah Bounfour, Jacques Lanfry et Salem Chaker, « Dictionnaires berbères », Encyclopédie berbère, n° 15, 1995, p. 2303-2310. — journals.openedition.org
- Google, aide de Google Traduction, « What's new in Google Translate: More than 100 new languages », 27 juin 2024. — support.google.com
- Hella Habib, « Le Dictionnaire général de la langue amazighe à consulter sur Play Store », Le Courrier de l'Atlas, 5 mai 2022. — lecourrierdelatlas.com
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